Prédictions pour l'IA en 2026: Plateformes, Criminalité, Souveraineté, Detox, Education, ROI, Bulle de l'IA...
Voici mes 19 prédictions pour l’intelligence artificielle pour 2026.
Usages généraux
ChatGPT, Gemini et Copilot vont devenir des plateformes multi-services et agiront à votre place.
Ces outils vous demanderont de plus en plus souvent accès à se connecter à vos services en ligne, sites d’ecommerce et réseaux sociaux.
Dans les services support, finance, RH ou achats, on passera de chatbots et agents basiques à des agents capables d’exécuter des tâches bout-en-bout (demandes, tickets, relances, mise à jour d’outils, automatisations simples).
Les entreprises avancées vont passer d’une kyrielle d’agents séparés à un assistant unique pour chaque métier capable d’activité les bons agents sans intervention de l’utilisateur.
Les usages des IA en « temps réel » (retransciption des entretiens/visio, traduction en live, prise de notes + actions immédiates en réunion…) grâce à une meilleure latence et maîtrise des aspects liée à la confidentialité.
Déviances
La « Criminalité Augmentée » par l’IA qui a émergé en 2023-2024 va exploser (sextorison par deepfake, fausse romance par deepfake, fraude du président par deepfake…)
La manipulation des opinions via l’IA va rationnaliser ses techniques et atteindre des sommets.
Les premiers services de detoxification IA vont apparaître pour aider les victimes d’addiction à l’IA.
Le monde de l’éducation va dépenser beaucoup d’énergie pour éduquer à l’IA et endiguer ses mésusages des élèves.
Augmentation du ROI de l’IA
Les entreprises avancées chercheront à remplacer les grands modèles coûteux au profit de petits modèles, spécialisés, compacts, déployés sur infrastructure dédiée (locale, le cas échéant).
La nouvelle génération d’infrastructures (GPU/racks) et l’optimisation logicielle (quantification, batching des GPUs, cache des contextes) vont réduire le coût d’usage des chatbots, agents, assistants, réduire la consommation et l’empreinte écologique de chaque inférence, mais en même temps intensifier les usages (effet rebond)
Les RAG seront plus robustes grâce à la généralisation de pipelines de type “retrieval + vérification + citations + traçabilité” (y compris sur données internes), avec des scores de confiance explicites
Les architectures “agentiques” vont commencer à se standardiser grâce à la diffusion des protocoles de type MCP et des schémas du type « planificateur/exécuteur, tool-use, mémoire, garde-fous » intégrés directement dans les plateformes.
Géopolitique
Au jeu de la consolidation des blocs IA (US, Chine, etc…), l’Europe sera à la peine avec des frictions accrues sur l’accès aux GPU, au réseau, aux logiciels d’orchestration et certains composants critiques.
L’énergie est devenue un avantage compétitif direct tout comme dans la société industrielle et pèsera autant que l’accès aux puces dans la compétitivité IA. Il faudra multiplier les capacités de production d’électricité. Même les écologistes commenceront à accepter cette réalité.
Souveraineté
Les grands donneurs d’ordre imposeront des contraintes contractuelles plus strictes sur l’entraînement, l’hébergement, l’audit et la localisation.
Certaines grandes entreprises investiront des plans B pour faire face à d’éventuelles restrictions de l’accès aux IA américaines notamment via des stratégies de portabilité (multi-cloud, modèles interchangeables…)
Données personnelles
On verra apparaître des services d’IA qui permettront aux sociétés de gérer les obligations croissantes découlant de l’IA Act en matière de documentation (données, droits, risques, sécurité)
“Privacy by default” sera un slogan de plus en plus utilisé et, à la marge un critère d’achat, mais les outils de “privacy‑preserving AI” (anonymisation renforcée, zero retention, synthetic data, logs minimisés) se commenceront à se répandre.
Marché
On assistera à une consolidation entre suites logicielles, plate-formes data et acteurs IA pour offrir des chaînes complètes (données → agents → observabilité → sécurité).
Les mega-investissements en infrastructures continueront, avec une exigence accrue sur la rentabilité par cas d’usage (unit economics, taux d’automatisation réel, coûts infra).
Les éditeurs vont tester une facturation à la tâche (ex : coût par ticket résolu) à la place de la facturation au token.
La bulle IA n’éclatera pas mais les valo de certains acteurs subiront des décôtes.
France
Les projets structurants dans les IA de santé, défense, éducation, énergie, industrie… vont apparaître.


